Le dernier repas (Majimak babsang)

Posted in Presse FR on December 31st, 2009

Un film de Gyeong Tae Roh,
Corée du Sud, 2006, vo st fr & ang, 93′

Sortie : 15 janvier 2010

A Séoul, un travailleur saisonnier, accro au jeu et multirécidiviste, tente de retrouver ses parents qui l’ont abandonné. Un jeune homme, gigolo séduisant, se bat contre le sida. Une vieille dame, marchande de légumes, veut divorcer de son défunt mari et cherche l’homme de ses rêves. Une autre, plus jeune, console l’âme de son fils mort à la guerre en faisant pratiquer un exorcisme sur sa tombe. Enfin, une adolescente veut en finir avec un visage quelque peu disgracieux grâce à la chirurgie esthétique…

Aux yeux de ces divers personnages, provenant en fait de deux familles de condition modeste, le monde civilisé, ultradéveloppé, est plutôt étrange. Ne parvenant pas à s’adapter à la société, tous abandonnent leur vie sur Terre et songent à émigrer sur Mars. Mais avant de partir, ils accomplissent leurs désirs… Dans les bidonvilles de la grande ville et ses alentours ruraux, ces exclus finissent par atteindre peu à peu à une sorte de bonheur.

On a peut-être rarement aussi bien montré que dans ce “Dernier repas” cette Corée du Sud surfant sur le modèle nord-américain, devenue le symbole cruel du capitalisme d’aujourd’hui. Désabusé, le réalisateur n’hésiterait d’ailleurs pas lui-même à émigrer sur Mars, comme les personnages de son film, estimant que l’humanité ne va pas dans la bonne direction. “Toute l’action humaine ne provoque que détérioration”, dit-il. “Qu’il s’agisse de l’environnement, de la technologie ou des rapports entre les hommes, rien ne fonctionne vraiment”.

Première partie d’une trilogie, dont le dernier opus n’a pas encore vu le jour, cette fresque poignante dénonce avec une poésie surréaliste la déshumanisation d’un monde où les humains prennent trop de place. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que Gyeong Tae Roh a été courtier en bourse. “En Asie, le grand écran n’est qu’un divertissement”, dit-il: “il fallait que je sois scientifique ou avocat, quelque chose de sérieux et sûr financièrement. Sans rêve ni but, j’ai fait comme les autres”, avant de finalement se lancer dans le cinéma. Un cinéma sans concession si l’on en croit ce premier long métrage fauché, réalisé grâce à l’investissement bénévole de toute l’équipe. Gyeong Tae Roh y déploie avec brio une sensibilité picturale et une précision proches de celle du taïwanais Tsai Ming Liang ou du suédois Roy Andersson à qui il dédie d’ailleurs “Le Dernier repas”.

Avec très peu de dialogues et pratiquement aucun mouvement de caméra, cette suite de tableaux satiriques soigneusement composés évoque l’espoir dans un milieu âpre où coexistent plusieurs univers : celui où vivent les personnages principaux ; celui qu’ils observent ; celui dont ils rêvent et celui où vivent les autres… Pourtant, “Le dernier repas” évite le misérabilisme autant que le pessimisme complaisant en se laissant aller à l’absurde, à l’humour et à l’ironie, au coeur même des scènes les plus tristes.

Télécharger le dossier de presse (en français).

The Last Dining Table (Majimak babsang)

Posted in Pers NL on December 31st, 2009

Een film van Gyeong Tae Roh,
Zuid-Korea, 2006, ov fr & eng ond, 93′

Release : 15 januari 2010

Een seizoenarbeider uit Seoul is verslaafd aan gokken. Hij probeert zijn ouders terug te vinden die hem in de steek lieten. Een jongeman, een verleidelijke gigolo, vecht tegen aids. Een oude dame, groentenverkoopster, wil van haar overleden echtgenoot scheiden en zoekt naar de man van haar dromen. Een andere, jongere vrouw, troost de ziel van haar gesneuvelde zoon door exorcisme op zijn graf te laten uitvoeren. En een adolescente wil komaf maken met haar ongewenste gelaat door middel van plastische chirurgie.

Voor deze personages van diverse pluimage, eigenlijk afkomstig uit twee bescheiden families, is de geciviliseerde, ultra ontwikkelde wereld een vreemde plek. Omdat ze er zich niet thuis voelen, verlaten ze het leven op aarde en willen ze naar Mars emigreren. Maar voordat ze vertrekken, gaan ze hun verlangens vervullen. In de krottenwijken van de grote steden en op het platteland er omheen, leren deze outcasts een soort van geluk kennen.

Waarschijnlijk werd Zuid-Korea nooit eerder zo goed afgebeeld als in “Majimak babsang” (“Het laatste avondmaal”), surfend op het Noordamerikaanse consumptiemodel, wreed symbool van het kapitalisme van vandaag. Illusieloos overweegt de regisseur, net zoals de personages van zijn film, om naar Mars te vertrekken, omdat de mensheid volgens hem niet in de juiste richting evolueert. Alle menselijke daden veroorzaken alleen maar een achteruitgang, zegt hij. Of het nu gaat over het milieu of sociale relaties, er is niets wat echt werkt.

“Majimak babsang”, het eerste deel van een trilogie waarvan het laatste deel nog niet werd gemaakt, geeft een surrealistisch-poëtisch beeld van hoe de wereld steeds maar onmenselijker wordt, een wereld waar de mens teveel plaats inneemt. Niet verbazend als je weet dat regisseur Gyeong Tae Roh effectenmakelaar is geweest… “In Azië is film maar een ontspanningsmiddel. Ik moest eerst wetenschapper of advocaat worden. Iets serieus dat financiële zekerheid biedt. Zonder droom noch doel, deed ik zoals de rest”. Uiteindelijk waagde hij zich toch aan film. En zijn films, die zijn gemaakt zonder toegevingen en dankzij de vrijwillige inzet van heel de ploeg. Gyeong Tae Roh ontvouwt er zijn talent voor fotografie met een precisie die vergelijkbaar is met die van de Taiwanees Tsai Ming Liang of de Zweed Roy Andersson aan wie hij trouwens zijn film opdraagt.

Met heel weinig dialogen en zo goed als geen camerabeweging evoceert deze opeenvolging van zorgvuldig gecomponeerde satirische beelden hoop in een harde omgeving waar verschillende leefwerelden samenkomen: deze waarin de hoofdpersonages wonen, deze die ze waarnemen, deze die ze dromen en deze waarin de anderen wonen. Nochtans vermijdt “Majimak babsang” miserabilisme en zelfgenoegzaam pessimisme, dankzij het absurde, de humor en de ironie, zelfs in de meest trieste scènes.

Dernier repas | Last Dining Table | Pictures

Posted in Documentation, Pers NL, Presse FR on December 30th, 2009

[ Click on the image to download a high resolution picture ]




Dernier repas | Last Dining Table | Trailer

Posted in Pers NL, Presse FR, Video on December 29th, 2009

Trou de mémoire | Uit het oog | Press review

Posted in Pers NL, Press EN, Presse FR on November 21st, 2009

Des mots de minuit, France 2, 09/12/2009

Traverser les murs, La Libre Belgique, 02/12/2009

50 degrés Nord, Arte Belgique, 02/12/2009

• Culture Club, RTBF – La Première, 02/12/2009

• Radio Campus, 27/11/2009

“Trou de mémoire” : les dossiers de l’écrou, Libération, 25/11/2009

Trou de mémoire, Mosquito, 25/11/2009

Cinema Nova slaat u in de boeien, Agenda, 18/11/2009

Une brèche au cinéma Nova, Le Soir, 18/11/2009

Trou de mémoire, Mosquito, 18/11/2009

Agenda cinéphile, La Libre Belgique, 11/11/2009

• Ca bouge, RTBF, 10/11/2009

Prisons en Question, Let’s Motiv, 05/11/2009

“Case noire” au Nova, Cinergie, 03/11/2009

Festival du cinéma : la prison, Alter Echos, 23/10/2009

La prison en question(s), Radio Panik, 11/2009

La prison en débats

Posted in Presse FR on November 18th, 2009

Du 19 novembre au 13 décembre 2009, le Cinéma Nova propose Trou de mémoire (Regards sur une case noire de notre société : la prison). Une programmation de cinéma, des événements et des débats pour comprendre et questionner le système carcéral…

Plusieurs rencontres, conférences et débats auront lieu à cette occasion :

• Dimanche 22 novembre à 18:00
Film & débat : A quoi sert la prison ?
Après la projection de “Qui prier pour oublier?” (Ekin Ercan, Belgique, 2007, 46′), Jean-Marc et Marcus, deux des protagonistes du film, anciens détenus ayant fait le choix assez rare de continuer à parler de la prison, prolongeront leur analyse du système carcéral. Deux autres intervenants travaillant en prison, Florence Dufaux et Cédric Tolley, donneront leurs impressions et analyses sur la reproduction des rapports de pouvoir au sein des prisons.

• Samedi 28 et dimanche 29 novembre
Rencontres Intérieur-extérieur
Un weekend en deux temps, autour des questions soulevées par les rapports “intérieur-extérieur” en prison. D’un côté, faire entrer en prison des visiteurs, des savoirs, de l’information ou de la culture. De l’autre, faire sortir la parole des détenus, montrer et expliquer ce qui se passe derrière les murs. Samedi, la rencontre sera axée sur la pratique des ateliers vidéos et musicaux en milieu carcéral, en présence de nombreux praticiens de Belgique et de France. Le lendemain, la discussion s’élargira au regard d’autres pratiques menées par des collectifs ou des individus qui tentent, à leur échelle et avec leurs outils, de faire sortir de l’information sur la situation dans les prisons, et d’y faire entrer un soutien de l’extérieur.

• Jeudi 3 décembre à 20:00
Films & rencontre : Pouvoir au féminin
Une soirée où seront projetés trois films sur la prison, au sein desquels ce sont des femmes qui occupent les figures du pouvoir… “Diritto Rovescio” (Maria Tarantino, Italie-Belgique, 2009, 52′) sera présenté par sa réalisatrice et précédera “Les matonnes” (Jean-Michel Carré, France, 1994, 52′) et une courte archive télévisée où l’on assiste à une interview de la première femme directrice de prison en France, interviewée par l’écrivain féministe Marguerite Duras.

• Dimanche 6 décembre à 18:00
Film & débat : Abolir la prison ?
Après la projection de “Lettre de prison” (Patrick Ledoux, Belgique, 1979, 60′) et du court métrage “Prison”, Jacques Lesage de la Haye (psychologue, psychanalyste, ancien détenu et militant du Groupe Information Prisons et du Comité d’Action des Prisonniers, auteur de “La guillotine du sexe” et animateur de l’émission radio “Ras-les-murs” à Paris) et Juliette Beghin (administratrice de la Ligue belge des Droits de l’Homme, ex-directrice de l’Observatoire international des prisons et ancienne travailleuse d’un service d’aide aux détenus) partageront les réflexions et les arguments qui les amènent à revendiquer une société sans prisons.

• Dimanche 13 décembre à 18:00
Film & débat : Autour du Groupe d’Information sur les Prisons (GIP)
Le GIP a été créé en 1971 par, e.a., Daniel Defert, Gilles Deleuze, Jean-Marie Domenach, Michel Foucault, Danielle Rancière, Pierre Vidal-Naquet qui l’ont dissout deux ans plus tard, lorsque d’autres collectifs ont pris la relève. Le GIP est une expérience marquante et inspirante à bien des égards. Il a su rassembler des détenus, ex-détenus, familles de détenus, aumôniers, travailleurs sociaux et psychiatres autour d’une volonté commune de pratiquer une “intolérance active” contre l’intolérable: la prison. C’est à partir de la projection du film “Les prisons aussi” (Hélène Châtelain & René Lefort, France, 1973, 92′) et de l’analyse des archives du GIP que parleront nos invités: Philippe Artières (historien et président du centre Michel Foucault à Paris) et Benedikte Zitouni (sociologue urbaine à la VUB et membre du Groupe d’études Constructivistes de l’ULB).

Plus d’informations sur “Trou de mémoire” :
• consulter la programmation complète
• télécharger le programme en PDF

Nova Cinema | 3 rue d’Arenbergstraat, 1000 Bxxl
web : www.nova-cinema.org

De gevangenis in debat

Posted in Pers NL on November 17th, 2009

Van 19 november tot 13 december 2009, stelt Cinéma Nova Uit het oog voor, een programma over de gevangenis: een blik op wat onze samenleving niet zien wil. Een programma vol films, evenementen en debatten om het strafsysteem in vraag te stellen…

Hier volgt een overzicht van de verschillende ontmoetingen, voordrachten en debatten :

• Zondag 22 november om 18:00
Film & debat : Tot wat dient de gevangenis?
Na de vertoning van “Qui prier pour oublier?” (Ekin Ercan, België, 2007, 46′), zullen de twee protagonisten, Jean-Marc en Marcus, ex-gedetineerden die ervoor kozen om te praten over het leven binnen de vier muren, hun analyse van het strafsysteem brengen. Twee andere intervenanten die werken in de gevangenis, Florence Dufaux en Cédric Tolley, geven hun indruk weer over de reproductie van machtsverhoudingen in gevangenissen.

• Zaterdag 28 en zondag 29 november
Ontmoetingen Binnen-buiten
Een weekend van tegenstellingen, met als vertrekpunt de tegenstelling “binnen-buiten”. Enerzijds is er het binnendringen in de gevangenis van bezoekers, kennis, informatie of cultuur. Anderzijds het naar buiten krijgen van de woorden van de gevangenen, het tonen en uitleggen van wat zich binnen de gevangenismuren afspeelt. Zaterdag zal de ontmoeting focussen op video- en muziekateliers in het gevangenismilieu. De dag erna trekken we de discussie open naar andere middelen, gebruikt door individuen of collectieven, om volgens hun mogelijkheden, het gevangenisisolement te doorbreken.

• Donderdag 3 december om 20:00
Film & ontmoeting : Macht in het vrouwelijk
Een avond waar drie films voorgesteld worden: drie blikken op de gevangenis waar vrouwen de machtsposities innemen. “Recht averecht” (Maria Tarantino, Italië-België, 2009, 52′) zal voorgesteld worden door de filmmaakster, en gaat vooraf aan “Les matonnes” (Jean-Michel Carré, Frankrijk, 1994, 52′) en één kort televisie-archiefdocument van een interview door Marguerite Duras van de eerste vrouwelijke gevangenisdirectrice in Frankrijk.

• Zondag 6 december om 18:00
Film & debat : Weg met de gevangenis
Na de vertoning van “Lettre de prison” (Patrick Ledoux, België, 1979, 60′) en van de kortfilm “Prison”, hebben twee intervenanten het over de argumenten voor een maatschappij zonder gevangenissen: Jacques Lesage de la Haye (psycholoog, psychoanalyticus, ex-gedetineerde en militant van de “Groupe Information Prisons” en van het “Comité d’Action des Prisonniers”, schrijver van “La guillotine du sexe” en presentator van de radio-uitzending “Ras-les-murs” in Parijs) en Juliette Beghin (Belgische Liga voor de Mensenrechten, ex-directrice van het Internationale Observatorium van gevangenissen en vroeger werkzaam bij een dienst voor bijstand aan gedetineerden).

• Zondag 13 december om 18:00
Film & debat : Omtrent Groupe d’Information sur les Prisons (GIP)
De “GIP”, opgericht in 1970 door enkele intellectuelen (Michel Foucault, Gilles Deleuze, Dannielle Rancière, Daniel Defert, Jean-Marie Domenach, Pierre Vidal-Naquet…) en twee jaar later spontaan ontbonden, blijft, ondanks haar korte bestaan een markante en inspirerende ervaring in alle opzichten. De GIP heeft niet alleen gedetineerden, ex-gedetineerden en families van gedetineerden, weten samenbrengen, maar ook magistraten, advocaten, aalmoezeniers, dokters enzovoort rond het gezamenlijke doel om een “actieve intolerantie” te beoefenen tegen het onverdraagbare: de gevangenis. Op basis van het projectie van “Les prisons aussi” (Hélène Châtelain & René Lefort, Frankrijk, 1973, 92′) en van de analyse van de archieven van de GIP, zullen onze gasten met ons in debat gaan: Philippe Artières (historicus en voorzitter van het Centre Michel Foucault) en Benedikte Zitouni (stadssociologe aan de VUB en lid van de “Groupe d’études Constructivistes” van de ULB).

Meer informatie over “Uit het oog” :
• raadpleeg het volledige programma
• download het programma in PDF

Nova Cinema | 3 rue d’Arenbergstraat, 1000 Bxxl
web : www.nova-cinema.org